Shérazade
24/11/2019 11:59

Cancer en Algérie : Les chiffres qui effraient

Les établissements hospitaliers en Algérie chargés de la prise en charge des malades du cancer risquent d'enregistrer 1500 morts de plus par an, à cause d’un manque de prise en charge et de nouvelles thérapies. C'est ce qu'a affirmé le professeur Kamel Bouzid lors d'une intervention lors d'un sommet d'oncologie. Il donne des chiffres effarants sur les prévisions.

Ainsi, les spécialistes en oncologie dénoncent le silence des autorités sanitaires dans la prise en charge d’un bon nombre de malades, nécessitant une prise en charge et des thérapies nouvelles, telle que l’immunothérapie, dans le traitement de leurs cancers. Le professeur Kamel Bouzid, chef de service d’oncologie au Centre Pierre et Marie Curie (CPMC) a déclaré, au quotidien El Watan, que ce sont « 1500 morts de plus par an que nous allons enregistrer par manque de traitements. Les pouvoirs tentent de gagner du temps sans pour autant gagner de l'argent ».

L'immunothérapie le seul recours pour sauver des vies

Lors des travaux du sommet d’oncologie, organisé cette année par les laboratoires Roches, le professeur Kamel Bouzid, qui est également le président de la Société algérienne d’oncologie a estimé que « les centres hospitaliers spécialisés accusent, en premier lieu, la Direction générale de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH). Cette dernière se cache dernière l’appel d’offres pour l’acquisition de ses thérapies en immunothérapie ».

Face à ce blocage, « ce sont les malades qui sont affectés. En effet, des centaines de patients ne bénéficieront pas de traitement avant 2021. Cela va être dramatique pour ces malades et leurs familles », a déploré le professeur. Il qualifiera ces responsables « d'inconscients » car, estime-t-il, tous les spécialistes considèrent que l'immunothérapie est « incontournable ». Qu'ils soient hématologues, radiologues, oncologues ou anatomistes.

60 000 et 70 000 nouveaux cas d'ici 2025 :

Indigné, le docteur Bouzid s'interroge : « Comment expliquer que ces thérapies sont commercialisées au Maroc depuis 4 ans ? » « Nous n’avons pas besoin d’envoyer des malades avec des prises en charge à l’étranger, souvent très onéreuses, alors que le traitement peut être administré sur place », a-t-il asséné. Cela une fois que la PCH s’est procuré ce traitement de l'immunothérapie.

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Enfin, l'Algérie a recensé 44 000 nouveaux cas de cancer au cours de l’année 2018. Aussi, le registre national de cancer prévoit entre 60 000 et 70 000 nouveaux cas sur tout le territoire national d’ici 2025. Le cancer tue par ailleurs plus de 1 500 enfants annuellement.

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