khaled Bel
18/11/2019 17:56

Entre Gaid Salah, Emmanuel Macron et les Émirats : Le président algérien de consensus est trouvé

En Algérie, l'élection présidentielle est un enjeu géopolitique dont la France d'Emmanuel Macron et les Émirats arabes unis se sont rapidement saisis. Ahmed Gaïd Salah est l'acteur principal sur lequel tous les calculs sont faits. Explications :

Si l'opinion publique en Algérie pressent Abdelmadjid Tebboune comme candidat favori des présidentielles du 12 décembre, un autre candidat pourrait créer la surprise. En effet, des indiscrétions laissent entendre que Azzedine Mihoubi serait le candidat favori de Ahmed Gaid Salah. Il serait approuvé par les lobbys français d'Emmanuel Macron et ses sous-traitants des Émirats Arabes Unis.

En effet, l'intellectuel arabisant Azzedine Mihoubi, ancien ministre de la Culture sous le règne de Abdelaziz Bouteflika, représenterait la meilleure alternative pour Ahmed Gaid Salah. Le chef d'état-major, qui tend à reproduire les schémas utilisés pour sortir de la crise des années 90 pense que le Rassemblement national démocratique (RND) pourrait jouer le même rôle comme celui de 1997. Ahmed Gaid Salah estime d'ailleurs que les élections présidentielles de 2019 sont quasi-identiques à celles de 1995. D'où l'idée d'organiser des manifestations de soutien à l'armée, qui n' ont pourtant pas drainé plus de quelques centaines de personnes.

De leurs côtés respectifs, la France d'Emmanuel Macron voit dans le personnage de Azzedine Mihoubi, le président algérien jeune et intellectuel. Elle compte sur sa jeunesse relative (60 ans) pour enterrer les questions historiques en suspend et rouvrir une nouvelle page de relations algéro-françaises. Azzedine Mihoubi serait également très apprécié des souverains émiratis. Écrivain et poète arabisant, Azzedine Mihoubi a su gagner leurs soutiens.

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Observ'Algérie apprend dans le même sillage que si l'influence des émirats arabes est grandissante en Algérie, c'est aussi grâce la bénédiction française. La diplomatie française aurait trouvé dans ses amis émiratis les interlocuteurs arabes idéaux pour contourner le sentiment anti-français promu par le double discours de ses alliés en Algérie.

Les ultras riches des Emirats Arabes se seraient servis de la France pour pouvoir installer leur influence en Algérie. En ces temps de crise, ils renvoient l’ascenseur à la diplomatie française en jouant le rôle de médiateurs. Les intérêts des deux lobbyings français et émiratis en Algérie, se rencontrent notamment dans les domaines économique, de la stabilité sécuritaire et de faire barrage aux islamistes.

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