Arezki I.
25/11/2019 17:08

Algérie : L'étudiante Nour El Houda Dahmani libérée

Après deux mois d’emprisonnement à la prison d’El Harrach, la détenue d’opinion Nour El Houda Dahmani a été libérée. Elle a donc retrouvé sa liberté puisqu'elle a purgé sa peine. Le verdict est en effet tombé, ce lundi 25 novembre alors que son procès a eu lieu la semaine dernière.

Le verdict de la jeune manifestante est tombé ce lundi matin. Nour El Houda Dahmani écope d‘une peine de 6 mois de prison, dont 2 mois fermes, assortie de 20 000 dinars d’amende, annonce le Comité National pour le Libération des Détenus (CNLD). "Elle sera libérée cette après-midi" précise-t-on encore.

Des dizaines de manifestants, présents lors de l’annonce de sa libération, ont accueilli cette nouvelle avec des cris de joie, scandant aussi des slogans du Hirak à l’intérieur du tribunal. Vingt autres manifestants, ayant comparu pour les mêmes motifs, le même jour que Nour El Houda Dahmani, ont également été condamnés à six mois de prison ferme, et une amende de 20 000 dinars.

La détenue d'opinion Dahmani a purgé sa peine

Pour rappel, l’arrestation de la jeune étudiante a eu lieu le mardi 17 septembre dernier. Le procureur l'a mise sous mandat de dépôt le même jour, provoquant ainsi une vague d’indignation au niveau national. Elle a été arrêtée alors qu'elle brandissait une pancarte avec un slogan qui dénonce la "corruption de la bande qui règne au pays".

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Un grand élan de solidarité s’est formé pour la libération de cette étudiante en droit, âgée de 22 ans. Elle est devenue, en quelques jours, une des figures qui symbolisent le plus les détenus du Hirak. Ses portraits sont d'ailleurs brandis par milliers lors des marches des étudiants le mardi, ou encore lors des grandioses manifestations du vendredi. Aussi, les manifestants qui réclament l’arrêt de la répression et des arrestations arbitraires, exigent souvent la libération de Nour El Houda Dahmani.

Dans une lettre émouvante, que son avocat Abdelhafid Tamari lui a adressée, il écrit : "Le corps chétif… l’humeur sombre… Les gestes lourds… les yeux tristes… l’esprit distrait… Elle ne lève presque pas le visage du sol et ne répond que par un oui ou un non… Tu n’es pas une criminelle ma sœur… Baisser la tête ne te sied pas… Tu n’es pas une criminelle ma sœur… et toute cette tristesse ne te sied pas…. Tu n’es pas une criminelle ma sœur, cela ne te sied pas alors que tu es à la fleur de l’âge… Tu n’es pas une criminelle ma sœur… n’as pas à avoir honte, tu es pour nous le sens même de l’honneur…. Tu es la dignité et la patrie…".

Lire aussi : La marche des étudiants à Alger réprimée par la Police

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