Pica Ouazi
17/08/2019 14:04

Algérie : Les dessous de l’incarcération de Djamel Ould Abbes (avocat)

L’avocat de Djamel Ould Abbes s’est exprimé sur les affaires dont est accusé son client et les dessous de son arrestation et sa mise sous mandat de dépôt. Farouk Ksentini est revenu sur les déboires de Ould Abbes et de sa chute avec les membres de sa famille dans une déclaration accordée au quotidien francophone « Le Soir d’Algérie ».

L’avocat de l’ex-patron du FLN a tenu à préciser que ses révélations ne sont qu’un témoignage sur les tenants et aboutissants des affaires dont son client est accusé. Il révèle qu’au moment où Ould Abbes a été convoqué par la Cour suprême, son client traversait déjà une zone de turbulence due à l’incarcération de son fils ,Mahdi, à la prison de Koléa, la fuite de son autre fils, El Wafi, depuis plusieurs mois, visé par un mandat d’arrêt, ainsi que l’arrestation de son neveu et son expulsion de la villa qu’il occupait à Club des Pins.

Djamel Ould Abbes piégé devant la Cour suprême

Farouk Ksentini ajoute que son client était « confiant et détendu, car s’étant préparé à justifier toutes les accusations dont il pouvait faire l’objet ». L’avocat affirme que son client a été interrogé sur des affaires qui n’ont pas été mentionnées dans la convocation, « une fois arrivés sur place, nous avons été surpris de nous voir interrogés sur des faits datant de l’époque où il occupait la fonction de ministre de la Solidarité. Les documents avec lesquels nous pouvions nous défendre, les justificatifs des faits qui lui ont été reprochés n’étaient pas en notre possession », indique l'avocat de Ould Abbes.

L'avocat affirme que l’ancien ministre de la Solidarité nationale pouvait justifier les dépenses que la justice lui reproche. « Nous avions tous les justificatifs, les décharges attestant que les bus et les ordinateurs avaient été reçus par leurs destinataires, mais ils étaient restés au bureau. Le seul justificatif que nous n’avions pas concerne les tentes devant parvenir aux scouts, car ce n’est pas lui qui s’était chargé de l’événement », ajoute Farrouk Ksentini. Il témoigne que « Ould Abbes a protesté comme il a pu, il était atterré d’apprendre sa mise sous mandat de dépôt. Il a insisté sur le fait qu’il avait 85 ans, qu’il entrait dans sa 86e année, mais le juge ne l’a pas écouté ».

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Farouk Ksentini confiant et convaincu de l’innocence de Ould Abbes

Farouk Ksentini convaincu de l’innocence de son client ajoute qu’« à présent, on attend l’étude du dossier de fond afin de pouvoir nous défendre. Je suis sûr qu’en voyant ces documents, le magistrat y verra plus clair ». Il a insisté pour dissocier Ould Abbes des affaires dont ses enfants sont accusés en assurant que le nom de son client n’a pas été cité dans ces dernières.

L'avocat conclu que les journées de Djamel Ould Abbes en prison sont comme celles de tous les prisonniers, « il est complètement déstabilisé, ébranlé, il renvoie l’image d’un homme âgé qui souffre. Comme les autres prisonniers, il reçoit le couffin, ses médicaments, sa littérature, il est traité convenablement ».

Lire également : Algérie : Les chefs d’accusation retenus contre Djamel Ould Abbès et Saïd Berkat (média)

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