Shérazade
11/10/2019 13:24

Devenir prioritaire d’un bien immobilier en France reste difficile pour les Algériens

Une récente étude, menée par deux universitaires, a montré que devenir propriétaire d’un bien immobilier en France reste difficile pour les Algériens. Cette étude a analysé les causes de ces inégalités entre Français natifs et immigrés nord-africains.

En effet, un immigré originaire d’Algérie et vivant en France aura moins de chance de devenir propriétaire d’un bien immobilier en France, qu’un individu né dans ce même pays. Ce constat a été fait par Matthieu Solignac et Laurent Gobillon. Le premier est chercheur à l’université de Bordeaux ainsi qu’à l’Institut national d’études démographiques. Le second est directeur de recherche au CNRS (Centre national de la recherche scientifique).

25 % d'immigrés maghrébins propriétaires d'un bien immobilier en 2018.

Même si les dernières données analysées datent de 1999, ce sujet ne pouvant être étudié que sur le temps long. Ainsi, selon l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), en 2018 seulement 25 % des immigrés originaires du Maghreb, âgés de 18 à 50 ans, ont pu devenir prioritaire d'un logement en France, contre 55 % des natifs de la même tranche d’âge.

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Dans un entretien accordé au journal Le monde, Matthieu Solignac a déclaré que « chez les natifs, la proportion de propriétaires passe de 40 % en 1975 à 50 % en 1999. Pour les immigrés maghrébins, le taux débute à 8 % en 1975 et n’atteint même pas 20 % en 1999 ».

Les raisons du faible accès à la propriété immobilière pour les Algériens

Pour ce chercheur, cela s’expliquerait par les flux migratoires tout au long de cette période, car certains immigrés sont repartis en Afrique du Nord. Pour ceux qui sont restés en France entre 1975 et 1999, la propriété est passée de 10 % à 34 %. Enfin, les raisons de cette restriction sont nombreuses, le chercheur met en exergue « le niveau d’études, les ressources financières et la maîtrise de la langue française. Les immigrés algériens sont généralement arrivés en France sans diplôme, ils n’avaient pas accès au marché du travail et leurs salaires étaient peu élevés ».

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