Ahmed Oul
28/11/2019 11:58

Visa d’études : Pourquoi les étudiants algériens choisissent la France ?

L'Institut français d'Algérie a annoncé hier mercredi 27 novembre que 90% des étudiants algériens qui poursuivent leurs études à l’étranger, ont choisi la France. Ils sont plus de 30.500 étudiants algériens inscrits dans des universités françaises en 2019, a indiqué cette représentation française en Algérie dans un post sur son compte Twitter.

Les étudiants algériens représentent, à eux seuls, plus de 9 % du nombre total de la communauté estudiantine étrangère présente sur le sol français. Les étudiants algériens constituent la deuxième communauté estudiantine extracommunautaire la plus importante en France après les Marocains.

La France est de très loin le premier pays d’accueil des étudiants en provenance d’Algérie. Le gouvernement français consacre à l’Algérie plus de deux millions d’euros de son budget de coopération universitaire et de recherche.

La France, une destination pratique

La proximité géographique, les liens historiques, la langue et le coût accessible des études constituent en fait les premières raisons qui poussent les étudiants algériens à choisir la France pour poursuivre leurs études à l’étranger. En effet, les frais demandés par les établissements publics français sont très abordables et ne dépassent pas 400 euros, selon le niveau de formation.

Démarches complexes et galère bureaucratique

Mais pour obtenir le visa d’études qui permettrait aux étudiants algériens de fouler le sol français, un long périple administratif se met en travers de leur chemin. C'est Campus France Algérie qui gère la procédure de demande de visa d’études, conjointement avec les services consulaires français. Ils exigent un tas de procédures complexes et coûteuses au point où de nombreux étudiants se perdent et renoncent à leur rêve. D'autres refont d'ailleurs les démarches plusieurs années avant d’avoir leur visa.

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Accords de 1968, une législation discriminante pour les étudiants algériens

La France compte un peu plus de 30 500 étudiants algériens. Mais beaucoup d’entre eux vivent dans la précarité en raison principalement d’une législation contraignante et de l’indifférence de l’État Algérien. En effet, les étudiants algériens en France ne dépendent pas du droit commun comme les autres étudiants étrangers mais bien des accords de 1968. Ces mêmes accords qui datent de plus d'un demi-siècle.

Contrairement à tous les étudiants étrangers, seuls les Algériens ne peuvent pas travailler avec un "récépissé de demande de carte de séjour" sur lequel est clairement mentionné : "N’autorise pas son titulaire à travailler". Cette loi forme autour des étudiants algériens un véritable cercle vicieux. Une règle très contraignante est exceptionnellement appliquée aux étudiants algériens leur imposant une autorisation provisoire de travail délivrée sur présentation d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail.

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