Aylan Afir
09/09/2019 15:26

Répression des manifestants en Algérie : Une ONG américaine dénonce

L'ONG américaine Human Rights Watch (HRW) a dénoncé, ce 9 septembre, les autorités algériennes pour avoir durci la répression contre les manifestants. Dans un communiqué rendu public ce matin, HRW a également condamné les arrestations et les barrages qui entravent la tenue de marches pacifiques.

« Les autorités algériennes ont emprisonné des dizaines de personnes au cours des 6 mois qui ont suivi le début de la vague de manifestations ayant forcé le président Abdelaziz Bouteflika à la démission », a affirmé l'ONG. Elle citera aussi les porteurs du drapeau amazigh emprisonnés depuis le discours du chef de l'état-major le 21 juin dernier.

« Brandir le drapeau d’une communauté ethnique est un acte d’expression pacifique protégé par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, que l’Algérie a ratifié en 1989, et par la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. L’Algérie devrait libérer toute personne arrêtée parce qu’elle brandissait un drapeau », a déclaré Human Rights Watch.

L'ONG américaine dénonce des atteintes aux libertés en Algérie

Dans son constat, l'ONG américaine Human Rights Watch cite différentes atteintes en Algérie. Que ce soit l'incarcération du commandant de l'ALN Lakhdar Bouregaa ou l'interdiction des rencontres et autres réunions des partis et des associations. Ou même le blocage, les vendredis, de l'accès vers la capitale Alger et le déploiement des policiers dans les rues et sur les places du Centre-ville d'Alger. HRW évoque aussi le blocage par les autorités de l'accès à des sites d'information francophones, à l'instar d'Observ'Algérie et de TSA.

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« Les autorités algériennes resserrent leur étau. »

« Désormais les autorités resserrent leur étau, emprisonnant des manifestants pour le simple port d’un drapeau et décourageant beaucoup de gens de manifester », affirme Lama Fakih, directrice adjointe de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à HRW. Elle ajoutera que « tandis que les autorités violent les droits et intensifient la répression, les manifestants se préparent à des marches plus grosses encore en septembre ». Pour Lama Fakih, « les autorités doivent faire marche arrière et octroyer au peuple algérien les libertés d’expression et de réunion auxquelles il a droit ».

Lire aussi : Lakhdar Bouregaa placé sous mandat de dépôt

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