Pica Ouazi
20/11/2019 16:41

Gaz algérien : les français raflent de nouveaux contrats

Contrairement aux discours ambiants, les relations entre l’Algérie et la France ne connaissent pas de crispation. En effet, la France reste le principal partenaire économique de l’Algérie. La Sonatrach et l'entreprise française ENGIE ont signé, mardi 19 novembre, de nouveaux contrats d’exportation de gaz vers la France. Des contrats qui révèlent ainsi la confiance des responsables français dans le plan du chef de l’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah. Malgré la crise que l'Algérie traverse, l'État français y met sa sécurité énergétique.

L'importance du marché français

La Sonatrach confirme l’importance du marché français. Ainsi, quelques jours après la signature de la nouvelle loi sur les hydrocarbures, la compagnie nationale signe de nouveaux contrats avec le groupe énergétique français ENGIE. Il s’agit d’accords moyens et longs termes portant sur la vente et l’achat de gaz naturel liquéfié DES et de gaz par gazoduc, selon le communiqué de la Sonatrach.

Ces accords ont été signés par le vice-président chargé de la commercialisation, Ahmed Mazighi, et un responsable d'ENGIE, Edouard Neviaski. Et ce, en présence du nouveau PDG de Sonatrach, Kamel Eddine Chikhi, et du Directeur général adjoint du groupe ENGIE, Pierre Chareyre.

La compagnie nationale a tenu à souligner l’importance de trouver des débouchés au gaz algérien. Elle affirme que "ces accords permettront de sécuriser un débouché pour le gaz algérien sur son marché naturel, qui est dans le contexte actuel de concurrence accrue entre les différentes sources d’approvisionnement, l’un des marchés les plus valorisants".

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Le gaz algérien ne représente qu'une petite partie des importations françaises

Contrairement aux idées reçues, le gaz algérien ne représente qu’un partie infime des importations françaises. Il est de l'ordre de 10 % du volume global de la consommation dans l’hexagone. L’Algérie arrive en quatrième place après la Norvège, la Russie et les Pays-Bas. La France a choisi de diversifier l’origine de ses importations pour éviter tout chantage en cas de crise politique avec un pays exportateur.

Ces chiffres remettent en cause les discours de certaines personnalités politiques et analystes. Ces derniers affirment que la France est dépendante du gaz algérien. Des chiffres qui révèlent aussi que si la France peut s’approvisionner en gaz à partir de plusieurs pays, l’Algérie doit trouver des marchés pour écouler son gaz. Ce qui n’est pas évident vu la concurrence accrue du plus grand producteur de gaz qui est la Russie . Cette dernière a augmenté d’une façon significative ses exportations vers la France ces dernières années. Elle a ainsi gratté des parts de marché qui auraient pu revenir à l’Algérie.

Lire aussi : Algérie : Recul alarmant des exportations de gaz

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