Shérazade
16/03/2019 19:21

Algérie : Bouteflika aurait l'intention de démissionner

« Le président Bouteflika aurait l’intention de quitter ses fonctions, le 29 avril, et de désigner le président du Sénat Abdelkader Bensalah comme chef de l’État provisoirement ».  Cette information aurait fuité de la Présidence qui préparerait le communiqué officiel et qui s’apprêterait à faire cette annonce la semaine prochaine.

La quatrième marche consécutive du peuple a mis fin aux manœuvres du gouvernement. « Tous les espoirs et les calculs du régime qui espérait gagner encore du temps ont été réduits en cendres ». Selon une source à la Présidence, « Bouteflika aurait l’intention de se retirer du gouvernement, le président du conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, le remplacera en cette période transitoire ».

Le prochain chef de l’État aura pour mission de désigner un gouvernement d’union nationale ou un gouvernement neutre, dont la seule mission sera de gérer les affaires courantes jusqu’à l’élection d’un nouveau président de la République. Le futur président aura aussi une autre mission : celle d’ouvrir immédiatement le dialogue avec l’opposition afin de calmer la rue.

Selon une source proche à Abdelkader Bensalah, contactée par Observ'Algérie, « une telle décision vient après un dialogue et des négociations […] et le président du Sénat n’aurait encore rencontré personne ». Notre interlocuteur nous a également précisé que « le Rassemblement national et démocratique (RND) a vulgairement été écarté de la scène politique et [que] ce n’est pas ainsi qu’il va regagner la confiance du peuple ». Si le gouvernement tenait à respecter la volonté du peuple, la période de transition devrait être menée conjointement avec tous les acteurs de la scène politique.

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Le Président Abdelaziz Bouteflika aurait actuellement deux cartes en main pour éviter la prolongation : celle de maintenir les élections à temps et ouvrir le dialogue avec les opposants, et celle de se retirer à la fin de son mandat sans prolongations. Si Bouteflika opte pour la seconde solution, le scrutin devra alors être organisé par les partis politiques. Toutes les formations politiques auront la charge de préparer les élections présidentielles et de mettre en place un agenda précis concernant les réformes à mener.

Voir le sujet : La Révolution joyeuse en Algérie

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