Shérazade
23/07/2019 20:05

Élections présidentielles : Le Conseil constitutionnel pose de nouvelles règles

Algérie - Selon un nouveau règlement publié au Journal officiel, le candidat à la prochaine présidentielle devra déposer lui-même son dossier de candidature au Conseil constitutionnel. La présence du candidat est désormais obligatoire.

Le président du Conseil constitutionnel, Kamel Feniche, a apporté une modification à l’article 48 du Règlement fixant les règles de fonctionnement du Conseil constitutionnel. L’article 48 stipule désormais que « le dossier de candidature à l’élection du président de la République est déposé par le candidat en personne, dans les conditions, formes et délais prévus par la loi organique relative au régime électoral auprès du secrétariat général du Conseil constitutionnel ».

Ce même article, publié au Journal officiel No. 42, dispose que le candidat devra signer la déclaration de dépôt de candidature au siège du Conseil constitutionnel, où il recevra un accusé de réception. Or, la présence du candidat est obligatoire : « le candidat signe la déclaration de candidature au siège du Conseil constitutionnel. Il en est délivré un accusé de réception ».

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Une erreur qui ne se reproduira plus

L’amendement de Kamel Feniche corrige une anomalie qui était apparue lors de la dernière présidentielle annulée du 28 avril dernier. Une anomalie qui avait fait couler beaucoup d’encre et qui avait été critiquée par certains constitutionnalistes, hommes politiques et professeurs d'université. En effet, ayant exprimé sa candidature pour un cinquième mandat, l’ancien président Abdelaziz Bouteflika n’avait pas effectué le déplacement jusqu’au Conseil constitutionnel pour déposer son dossier.

Pour rappel, c’était Abdelghani Zaalane, l’ancien directeur de campagne de Bouteflika s’était chargé de cette mission pendant que le candidat lui-même se faisait soigner à Genève (Suisse). De retour en Algérie, et suite à un vaste mouvement de contestation et de refus d'une cinquième mandature, le président déchu avait fini par avouer qu’il n’avait jamais eu l’intention de se porter candidat à cette présidentielle annulée.

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