Aylan Afir
27/08/2019 17:52

Algérie : Les jours du gouvernement Bedoui sont-ils comptés ?

Algérie - De nombreux indices montrent que les jours du gouvernement de Noureddine Bedoui sont désormais comptés ; que le gouvernement dont le peuple réclame le départ va finir par partir dans peu de temps. Les observateurs avertis en ont recensé au moins deux. D'autres font leur propre analyse, selon leur connaissance du système algérien.

En effet, d'aucuns ont remarqué que le ministère de la Culture n'a pas de titulaire depuis la démission, samedi 24 août, de Meriem Merdaci. Le chef de l'État n'a pas jugé utile de nommer un remplaçant à la ministre qui a démissionné. Il s'est contenté de nommer un intérimaire en la personne de Hassan Rabehi, l'actuel ministre de la Communication.

Pour les mêmes observateurs, ceci pourrait être un signe que le gouvernement Bedoui ne va pas tarder à partir. En effet, il ne serait pas utile de remplacer une ministre démissionnaire quand c'est tout le gouvernement qui s'apprête à se retirer.

Le départ du gouvernement Bedoui visible à l'ENTV

Il faut dire que l'épisode Merdaci n'est pas seul à suggérer le départ prochain du gouvernement Bedoui. L'attitude de l'ENTV à l'égard du gouvernement actuel suppose qu'il y a des injonctions dans ce sens. En fait, les activités du gouvernement ne sont pas couvertes de façon exhaustive, comme la chaîne publique est habituée à le faire. La télévision nationale se contente en effet de diffuser ses communiqués, alors que ses journalistes et techniciens couvrent tous les détails des activités.

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Le gouvernement Bedoui comme ultime concession au peuple révolté

Enfin, de nombreux observateurs et analystes connaissant la nature du système politique algérien prédisent un départ prématuré du gouvernement Bedoui. Dans leur réflexion, les décideurs comptent utiliser la carte du gouvernement comme ultime concession à faire au mouvement populaire et à l'opposition. Cela pour éviter les « surenchères » éventuelles de l'opposition et limiter ses exigences.

Pour eux, c'est un signe de bonne foi, surtout que le départ de Noureddine Bedoui fait partie des « 3B » dont les « têtes » sont réclamées par le peuple. Mais, les Algériens vont-ils accepter de se laisser amadouer par cette initiative du pouvoir ? De la réaction du peuple algérien dépendra la suite du mouvement populaire en Algérie.

Lire aussi : Les ministres du gouvernement Bedoui indésirables auprès du peuple

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