Aylan Afir
30/07/2019 14:44

Algérie : « Abdelaziz Bouteflika ne se soucie que du sort de son frère », selon Abderrazak Makri

L'ex-président de la République Abdelaziz Bouteflika ne se soucie que du sort de son frère Saïd, selon Abderrazak Makri, qui s'exprimait lundi sur sa page Facebook. Pour le leader islamiste, Bouteflika croit que le sort de son frère connaîtra bientôt un dénouement.

Le chef de l'État espère un dénouement heureux prompt pour son frère Saïd. Il faut dire que les membres de la famille Bouteflika sont connus pour être très unis et solidaires. Saïd Bouteflika, le frère cadet de l'ex-président, se trouve actuellement en prison dans une affaire de complot contre l'armée ; dans la même affaire que les ex-patrons des services secrets, les généraux Toufik et Tartag, et la secrétaire générale du Parti des travailleurs Louisa Hanoune.

Dans un texte publié sur les réseaux sociaux, mais tiré d'un discours vidéo, Abderrazak Makri a évoqué les « symboles du système » qui se trouvent toujours au pouvoir. « Comme si nous étions dans une situation de prolongement du système sans Bouteflika », a-t-il estimé.

Pour Makri, le système Bouteflika est toujours là

En fait, le chef du parti islamiste a énuméré dans son discours les différents reculs que le mouvement populaire aurait connus, à ses yeux. Il en cite plusieurs, comme la division du mouvement populaire et l'apparition des pôles idéologiques et politiques. Abderrazak Makri parle aussi du retour de l'invective et des rancunes, et du recul des libertés médiatiques.

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Abderrazak Makri profite en outre de son intervention pour dénoncer la nouvelle orientation des partis dont le peuple réclame la dissolution. Pour lui, ces « partis se réorganisent avec un soutien en haut lieu », estimant aussi qu'ils « ambitionnent de jouer les premiers rôles dans les transformations politiques ».

Par ailleurs, Abderrazak Makri a relevé la contradiction entre « les slogans qui visent les plans du colonialisme avec la réalité des privilèges économiques dont la France bénéficie aujourd'hui ». Ensuite, il a cité « l'apparition d'un nouveau courant de l'opportunisme et le clientélisme qui sera plus féroce et plus virulent ».

Lire aussi : Le dérapage « raciste » de l’islamiste Makri sur la Kabylie

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