Arezki I.
26/11/2019 19:17

Algérie : Le tribunal militaire condamne l'agent de sécurité à la Kalachnikov

Le juge d’instruction près le tribunal militaire de Ouargla a décidé de la mise sous mandat de dépôt de l’homme qui menaçait les adversaires de l'élection présidentielle à l'aide d'un fusil mitrailleur de type Kalachnikov. C'est cet agent de sécurité de la société nationale Naftal qui apparaît dans une vidéo et qui se fait appeler Hamaïda Tango.

Le mis en cause est présenté ce mardi matin, en compagnie de son acolyte devant le juge d'instruction près le tribunal militaire de Ouargla. Ce dernier a décidé de leur mise sous mandat de dépôt. En fait, la justice reproche à l’accusé principal d’avoir proféré des menaces de mort à l’aide d’une Kalachnikov contre les citoyens qui appellent au boycott de l'élection présidentielle du 12 décembre prochain. Lui et son coaccusé sont accusés « d’atteinte à la sûreté de l’Etat et incitation des citoyens à entre-tuer ».

L’homme qui apparaît dans une vidéo arborant une arme de guerre a provoqué un grand tollé sur les réseaux sociaux. Les services de sécurité ayant immédiatement ouvert une enquête ont vite procédé à son identification et son arrestation. Originaire de la wilaya de Laghouat, l’accusé a d'ailleurs utilisé le fusil Kalachnikov d’un militaire qui travaille dans le même endroit que lui.

Les menaces de l'agent à la Kalachnikov

Agissant sur les réseaux sociaux sous le pseudo Hamaïda Tango, le principal accusé a tenu des propos racistes, avant de passer aux menaces. « J’adresse ce message aux zouaves, les descendants de la France » a-t-il dit. Et d'ajouter : « Nous savons que vous manigancez avec la France pour prendre le gaz et le pétrole ». Arborant la Kalachnikov de son ami militaire, Hamaïda Tango passe aux menaces. « Je jure que celui qui ne comprend pas avec ce message, comprendra avec cette kalachnikov. Nous sommes prêts. L’élection aura lieu comme prévu » a-t-il ajouté.

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En quelques heures seulement, la vidéo a fait le tour des réseaux sociaux, provoquant indignation et colères des internautes. Les services de sécurité ont interpellé l’agent de sécurité en question et son acolyte militaire. Au départ, ils ont été présentés devant un tribunal civil, mais il s'est déclaré incompétent pour traiter une telle affaire. Ils seront transférés de ce fait vers une juridiction militaire.

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